L’augmentation mammaire par prothèses sous anesthésie locale est une alternative moderne à l’anesthésie générale, proposée par le Dr Raphaël MESSAS à Bordeaux. Grâce au contrôle fibroptique systématique qu’il pratique, cette technique est réalisable en toute sécurité avec un confort optimal pour la patiente, tout en réduisant significativement les risques liés à l’anesthésie générale.
L’anesthésie locale en augmentation mammaire peut être pure ou potentialisée:
L’anesthésie locale pure:
L’anesthésie locale pure consiste à anesthésier la zone de création de la loge de la prothèse par injection d’un anesthésiant local (à base de lidocaïne ou de ropivacaïne), ce produit est infiltrée dans les tissus opérés avant et pendant la dissection.
La patiente est préalablement relaxée à l’aide d’un anxiolytique pris par voie orale.
- La patiente est détendue, ne ressent pas de douleur, et reste capable de communiquer si nécessaire.
- Il n’y a pas d’intubation trachéale, ni de passage par un état d’inconscience profond.
L’anesthésie locale potentialisée (ALP) ou sédation consciente. Le principe est le suivant :
- Une anesthésie locale (à base de lidocaïne ou de ropivacaïne) est infiltrée dans les tissus opérés avant et pendant la dissection.
- Un anesthésiste administre simultanément une sédation intraveineuse légère (propofol ou midazolam à faibles doses) pour une relaxation profonde et l’absence totale d’anxiété.
- La patiente est détendue, ne ressent pas de douleur, et reste capable de communiquer si nécessaire.
- Il n’y a pas d’intubation trachéale, ni de passage par un état d’inconscience profond.
Cette technique associe l’anesthésie locale à la sédation pour un confort accru, comparable à celui de l’anesthésie générale, sans en présenter les inconvénients.
Pourquoi l’anesthésie locale est-elle possible pour une augmentation mammaire ?
Historiquement, l’augmentation mammaire par prothèses était systématiquement réalisée sous anesthésie générale, en raison de la douleur générée par la dissection musculaire « à l’aveugle ». Le contrôle endoscopique a changé la donne.
Grâce à la valve éclairante, le Dr MESSAS visualise précisément chaque plan de dissection. Les stimuli douloureux sont minimisés car :
- La dissection est précise et limitée à la zone nécessaire, sans traumatisme musculaire inutile.
- Chaque vaisseau saignant est immédiatement coagulé sous vision directe, sans traction ni exploration aveugle.
- La section des attaches inférieures du muscle pectoral (Dual Plan) est réalisée sous contrôle visuel, en épargnant les rameaux nerveux sensitifs bien individualisés ainsi.
Ce niveau de précision rend la dissection compatible avec une anesthésie locale, ce qui est difficile lors d’une chirurgie conventionnelle .
Quelles patientes sont candidates à l’anesthésie locale ?
L’anesthésie locale potentialisée est proposée en priorité aux patientes présentant le profil suivant :
- Volume d’implant modéré (en général jusqu’à 250 cc).
- Absence de contre-indication médicale à la sédation consciente (validée par l’anesthésiste lors de la consultation préopératoire).
- Demande de récupération rapide : sportives, personnes ne pouvant s’absenter longtemps.
- Appréhension marquée de l’anesthésie générale ou antécédent de nausées/vomissements post-anesthésiques (NVPO).
- Morphologie permettant une augmentation en Dual Plan sous contrôle endoscopique (déterminée à l’examen clinique).
En revanche, les grandes augmentations, les mastopexies combinées et les cas anatomiques complexes sont généralement réalisés sous anesthésie générale.
Les avantages de l’anesthésie locale par rapport à l’anesthésie générale
1. Sortie rapide
Sans anesthésie générale, la patiente étant consciente dès la fin de l’intervention, sans phase de réveil. Elle peut quitter la clinique 1 à 2 heures après la fin de l’opération, accompagnée.
2. Absence de nausées et vomissements post-opératoires
Les nausées et vomissements post-opératoires (NVPO) touchent 20 à 30 % des patientes sous anesthésie générale. Sous anesthésie locale et locale potentialisée, ce risque est quasi nul.
3. Réduction des risques anesthésiologiques
La sédation consciente réduit considérablement les risques liés à l’intubation (laryngospasme, bronchospasme) et les allergies rares aux agents anesthésiants.
4. Reprise des activités plus précoce
La reprise du travail de bureau est envisageable dès 5 à 7 jours, contre 7 à 10 jours en général. Fatigue post-opératoire nettement moindre.
5. Chirurgie ambulatoire systématique
L’association anesthésie locale + contrôle endoscopique (absence de drains, hémostase rigoureuse) permet une prise en charge ambulatoire dans 100 % des cas éligibles.
Déroulement de l’intervention sous anesthésie locale pure
- J−1 : Prémédication orale.
- Arrivée à jeun (6 h avant pour les solides, 2 h pour les liquides clairs).
- Mise en condition : Prise de l’anxiolytique par voie orale à la dose prescrite 1h avant l’arrivée à la clinique.
- Infiltration anesthésique par le chirurgien : Mélange lidocaïne + adrénaline + ropivacaïne. L’adrénaline limite les saignements par vasoconstriction.
- Intervention (45 à 60 min) : Augmentation sous contrôle endoscopique en Dual Plan. Mise en place des prothèses. Fermeture sans drain.
- Sortie : 1 à 2 heures après la fin de l’intervention, idéalement accompagnée.
Déroulement de l’intervention sous anesthésie locale potentialisée
- J−1 : Consultation pré-anesthésique. Prescription de la prémédication orale.
- Arrivée à jeun (6 h avant pour les solides, 2 h pour les liquides clairs).
- Mise en condition par l’anesthésiste: Pose de la voie veineuse, administration de la sédation par l’anesthésiste.
- Infiltration anesthésique par le chirurgien : Mélange lidocaïne + adrénaline + ropivacaïne. L’adrénaline limite les saignements par vasoconstriction.
- Intervention (45 à 60 min) : Augmentation sous contrôle endoscopique en Dual Plan. Mise en place des prothèses. Fermeture sans drain.
- Salle de réveil (30 à 60 min) : Surveillance des constantes.
- Sortie : 2 à 3 heures après la fin de l’intervention, obligatoirement accompagnée.
l’intervention sous anesthésie locale pure
- J−1 : Prémédication orale.
- Arrivée à jeun (6 h avant pour les solides, 2 h pour les liquides clairs).
- Mise en condition : Prise de l’anxiolytique par voie orale à la dose prescrite 1h avant l’arrivée à la clinique.
- Infiltration anesthésique : Mélange lidocaïne + adrénaline + ropivacaïne. L’adrénaline limite les saignements par vasoconstriction.
- Intervention (45 à 60 min) : Augmentation sous contrôle endoscopique en Dual Plan. Mise en place des prothèses. Fermeture sans drain.
- Sortie : 1 à 2 heures après la fin de l’intervention, idéalement accompagnée.
Suites opératoires et convalescence
- Pas de nausées ni de vomissements post-opératoires.
- Fatigue légère le jour de l’intervention, disparaissant rapidement.
- Douleurs modérées, contrôlées par des antalgiques oraux (paracétamol, ibuprofène, tramadol si besoin).
- Port du soutien-gorge de contention Z-Bra pendant 3 à 4 semaines.
- Douche possible dès J+2.
- Reprise du travail sédentaire : 5 à 7 jours.
- Reprise du sport intense et musculation pectorale : 6 semaines.
Coût de l’augmentation mammaire sous anesthésie locale pure à Bordeaux
Le tarif est identique à celui réalisé sous anesthésie générale : à partir de 4 500 € tout compris (honoraires chirurgien + anesthésiste + clinique + implants). Le choix de la technique anesthésique ne modifie pas le devis.
Le tarif est d’environ 4000€ en cas d’anesthésie locale pure.
Questions fréquentes
Est-ce que j’aurai mal pendant l’opération ?
Non. L’intervention ne commence qu’une fois une parfaite anesthésie de la zone opérée est obtenue.
Suis-je consciente pendant l’opération ?
Vous êtes dans un état de sédation légère (si tranquilisant par voie orale) à moyenne ou profonde (en cas de sédation). La plupart des patientes ne gardent pas de souvenir désagréable de l’opération. Vous n’êtes pas intubée et respirez spontanément.
L’anesthésie locale avec sédation intra-veineuse est-elle plus risquée ?
Non, c’est l’inverse : la sédation consciente est considérée comme plus sûre dans de nombreuses publications, car elle évite les risques liés à l’intubation. Elle requiert néanmoins la présence continue d’un anesthésiste qualifié.
Puis-je choisir l’anesthésie générale si je préfère ?
Oui. La technique anesthésique est choisie en amont lors de la consultation avec votre chirurgien. Si vous préférez l’anesthésie générale, ce choix sera respecté.
Dois-je venir accompagnée ?
Oui. Il est déconseillé de conduire dans les heures suivant cette intervention.
Pour en savoir plus
- Augmentation mammaire par prothèses à Bordeaux — Dr MESSAS
- Les différentes prothèses mammaires
- La forme des seins
- Quelle augmentation pour vous ?
- Augmentation mammaire sous contrôle fibroptique
- Dual Plan vs rétropectoral vs prépectoral
- Simulation 3D ou essai de gabarits
- Complications de l’augmentation mammaire

