L’augmentation mammaire par prothèses est l’une des interventions de chirurgie esthétique les plus pratiquées en France. Elle suscite de nombreuses questions légitimes. Le Dr Raphaël MESSAS, chirurgien plasticien à Bordeaux, répond aux interrogations les plus fréquentes de ses patientes.
Comment choisir la taille de mes implants ?
Le choix du volume se fait en consultation, après examen de votre morphologie : mesure de la base mammaire, épaisseur des tissus, degré de ptose éventuelle. Des gabarits d’essai vous sont proposés pour visualiser le résultat sous vêtements. Il n’existe pas de volume « idéal » universel — tout dépend de votre silhouette, de vos attentes, et de la base mammaire qui détermine le volume maximum physiologiquement compatible. En moyenne, un gain d’un bonnet nécessite environ 280 cc d’implant.
Où seront les cicatrices ?
Trois voies d’abord sont possibles : le sillon sous-mammaire (cicatrice cachée sous le pli du sein — la plus utilisée), le péri-aréolaire (cicatrice autour de l’aréole, indiquée si une mastopexie est associée), ou l’axillaire (cicatrice cachée dans le creux de l’aisselle). Dans tous les cas, les cicatrices mesurent 3 à 4 cm et s’atténuent considérablement en 12 à 18 mois.
Est-ce douloureux ?
L’augmentation mammaire génère des douleurs modérées les 2 à 4 premiers jours, principalement liées à la mise en tension du muscle pectoral lorsque la prothèse est placée en rétro-musculaire. Ces douleurs sont bien contrôlées par les antalgiques prescrits. La technique Dual-Plan et le contrôle endoscopique utilisés par le Dr MESSAS réduisent significativement les douleurs post-opératoires musculaires.
Quand puis-je reprendre le sport ?
La reprise des activités quotidiennes est possible à J7. Les sports sans sollicitation pectorale (marche, vélo d’appartement) sont autorisés à 3 semaines. La musculation des pectoraux, la natation et les sports de contact sont autorisés à partir de 6 semaines après l’intervention.
Pourrai-je allaiter après une augmentation mammaire ?
Oui, dans la grande majorité des cas. La voie sous-mammaire et la technique rétro-musculaire préservent la glande mammaire et les canaux galactophores. La capacité d’allaitement dépend avant tout de la glande mammaire elle-même, indépendamment de la présence des implants.
Combien de temps durent les prothèses ?
Les implants de dernière génération (gel cohésif, membrane multicouche) ont une durabilité nettement supérieure aux anciennes prothèses. En l’absence de symptôme ou de complication, aucun remplacement systématique n’est nécessaire. Un suivi régulier par IRM mammaire tous les 5 ans est recommandé par l’ANSM pour surveiller l’état des implants.
Y a-t-il un risque de cancer ?
Il existe un risque extrêmement rare de Lymphome Anaplasique à Grandes Cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM). Ce risque a été essentiellement associé aux implants à surface macrotexturée, retirés du marché français. Les implants à surface lisse ou microtexturée utilisés actuellement ont un profil de sécurité très rassurant.
Article rédigé par le Dr Raphaël MESSAS, Chirurgien Plasticien Reconstructeur et Esthétique à Bordeaux.

